La secrétaire générale

Après avoir occupé alternativement des responsabilités opérationnelles dans les domaines du renseignement, de l’aviation de reconnaissance, et du soutien aux opérations, des responsabilités en administration centrale dans les domaines capacitaire, budgétaire, des programmes d’armement, de la sécurité nucléaire et de la sécurité aérienne, ainsi que des responsabilités de niveau ministériel tant sur le plan national qu’au titre de programmes internationaux, le général de brigade aérienne Véronique BATUT devient le 1er août 2020 secrétaire générale de la Garde nationale.

photo officielle
© Garde nationale

Étudiante en classe préparatoire au lycée Pierre de Fermat à Toulouse, Véronique BATUT prépare et obtient le concours d’entrée à l’École de l’air en 1986 et rejoint le corps des officiers mécaniciens de l’air.

Sa première affectation, en 1989, l’amène sur la base aérienne d’Orléans-Bricy où elle exerce en qualité de chef des services techniques de l’escadron de guerre électronique. En 1991, elle est nommée commandant en second de l’escadron et chef de l’équipe technique du Polygone de guerre électronique sur la base aérienne de Nancy-Ochey. Dans le cadre de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique, elle intègre l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA) en 1994, et obtient le diplôme d’ingénieur spécialisé en analyse de systèmes et recherche opérationnelle. En 1996, à l’issue de sa scolarité, elle rejoint l’École de l’air de Salon-de-Provence en qualité de professeur d’automatique. En 1998, elle est nommée chef du département analyse de systèmes puis, en 1999, officier supérieur adjoint enseignement scientifique. En 2000, elle rejoint le bureau des systèmes d’armes de l’état-major de l’armée de l’air à Paris, au poste de chef de la section moyens de renseignement électronique.

Après une évolution au sein du monde de la guerre électronique, elle intègre, en 2003, la 11e promotion du Collège interarmées de défense puis, un an plus tard, elle prend le commandement de l’escadron de soutien technique spécialisé de la base aérienne de Reims où elle assure la maintenance des avions de reconnaissance et la mise en place des communications sécurisées nécessaires pour l’interopérabilité sur les théâtres d’opération. En 2006, après cette affectation opérationnelle, elle rejoint à nouveau l’administration centrale à l’état-major de l’armée de l’air en qualité de chef de la division études générales, bureau finances budget où elle est chargée d’évaluer les coûts des projets de coopération et de partenariats internationaux où elle s’impliquera notamment en qualité de directeur financier de l’école de chasse franco-belge. En 2008, elle est affectée en qualité de chef du bureau logistique-technique à l’inspection générale des armées-air, où elle mènera plusieurs études relatives notamment à la révision générale des politiques publiques et produira plusieurs rapports sur les drones et sur les partenariats État-industrie dans le maintien en condition opérationnelle aéronautique à l’étranger.

En 2011, elle rejoint à nouveau la sphère opérationnelle et prend le commandement de la base aérienne 106, Capitaine Michel Croci, de Bordeaux-Mérignac où elle apporte un soutien opérationnel dans le cadre de l’opération Serval au Mali en faisant déployer plusieurs unités stationnées sur sa base, notamment les commandos parachutistes de l’air et le groupement d’appui aérien en opération.

En 2013, après son temps de commandement en unité, elle rejoint à nouveau l’administration centrale et est affectée en qualité d’adjoint à la section S3 de la division plan programmes évaluation de l’état-major des armées à Paris où elle s’attache à consolider l’organisation du contrôle interne budgétaire du programme préparation et emploi des forces. Un an plus tard, elle est nommée superviseur au centre d’audit des armées où elle réalise des audits portant sur l’ensemble des entités relevant du chef d’état-major des armées et ciblant l’intégralité des fonctions et métiers (ressources humaines, performance financière, maintien en condition opérationnelle des matériels et organisation des unités). En 2016, elle est nommée adjoint au chef de la division contrôle et audit des armées et directeur adjoint de l’audit interne des armées, poste où elle mettra en place des partenariats avec les grandes directions d’audit externes et notamment la Société nationale des chemins de fer français.

Le 1er septembre 2018, Véronique BATUT est nommée général de brigade aérienne et affectée au poste d’officier général nucléaire et sécurité (OGNS), chargée des affaires nucléaires, de la sécurité aérienne et de la navigabilité à l’état-major de l’armée de l’air à Paris.

Le 1er août 2020, elle est nommée secrétaire générale de la garde nationale et secrétaire générale du Conseil supérieur de la réserve militaire.

Agée de 55 ans, le général de brigade aérienne Véronique BATUT est officier de la Légion d’honneur, officier de l’Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille de l’aéronautique.

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